AGENDA
DE L'INSTITUT NAPOLEON

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Samedi 23 janvier 2016
L’ombre de Murat : Jean-Michel Agar
par Vincent Haegele, directeur des bibliothèques de Compiègne

La carrière brillante de Murat ne s’est pas faite toute seule : nombreux sont les hommes et femmes qui y ont pris part, quelle que soit la mesure donnée. Jean-Michel Agar se signale lui par la grande constance de ses rapports avec son ancien condisciple du collège Saint-Michel de Cahors, avec lequel la complicité et la force de l’amitié se renforcent au cours des années qui voient le jeune sous-officier Murat devenir prince, puis roi de Naples. Après 1800, Agar le suit dans la plupart de ses affectations, factotum discret puis ministre. Murat lui voue une confiance quasi absolue, lui confiant le portefeuille délicat des Finances, à la tête desquelles il se distingue pendant les années 1808-1814 avec soin et scrupules. Murat en fait peu à peu son premier ministre, bien qu’il n’en porte pas le titre. Et pourtant très peu d’études lui ont été consacrées. Il était temps de le faire sortir de l’ombre

Samedi 21 octobre 2000
Napoléon et la question corse
par M. Jean Defrancheschi
compte-rendu de la conférence
dans le n° 181 (2000-II)
Vendredi 17 et samedi 18 novembre 2000
Armée, guerre et société à l'époque napoléonienne
actes du colloque organisé à la Bibliothèque Marmottan sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon
Samedi 16 décembre 2000
Napoléon et Frédéric II de Prusse, 1800-1870
par M. Michel Kerautret
texte de la conférence
dans le n° 181 (2000-II)
Samedi 13 janvier 2001
Les agents de renseignements sous la Terreur
par M. Antoine Boulant
compte-rendu de la conférence
dans le n° 182 (2001-I)
Samedi 17 février 2001
Eugène Loudun (1818-1898), un demi-siècle de fidélité aux Napoléon
par M. Gérard Jubert
compte-rendu de la conférence
dans le n° 182 (2001-I)
Samedi 17 mars 2001
Napoléon et la mémoire des guerres de Vendée
par Mme Laurence Wodey
compte-rendu de la conférence
dans le n° 182 (2001-I)
Samedi 7 avril 2001
Bonaparte et les jacobins au moment de l'attentat de la rue Saint-Nicaise
par M. Joël Eymeret
compte-rendu de la conférence et de l'assemblée générale dans le n° 182 (2001-I)
Samedi 13 octobre 2001
Le Concordat et le retour de la paix religieuse
actes du colloque organisé à la Bibliothèque Marmottan sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon
Samedi 10 novembre 2001
La Touche Tréville, l'amiral du grand dessein
par l'amiral Rémi Monaque
compte-rendu de la conférence
dans le n° 184 (2002-I)
Samedi 8 décembre 2001
Milan, capitale napoléonienne
par Alain Pillepich
compte-rendu de la conférence
dans le n° 184 (2002-I)
Samedi 12 janvier 2002
Le personnel de l'administration préfectorale dans les départements belges : sous-préfets, secrétaires généraux et conseillers de préfecture
par Jacques Logie

compte-rendu de la conférence
dans le n° 184 (2002-I)

texte de la conférence
dans le n° 185 (2002-II)

Samedi 9 février 2002
Savary après l'Empire
par Thierry Lentz
compte rendu de la conférence
dans le n° 185 (2002-II)
Samedi 9 mars 2002
Regnaud de Saint-Jean d'Angély, éminence grise de Napoléon
par Odette Dossios-Pralat
compte rendu de la conférence
dans le n° 185 (2002-II)
Samedi 6 avril 2002
Napoléon et le Portugal
par Nicole Gotteri
compte rendu de la conférence
dans le n° 185 (2002-II)
Samedi 12 octobre 2002
La fortune de Berthier
par François Lalliard, docteur en histoire
compte rendu de la conférence
dans le n° 185 (2002-II)
Vendredi 15 et samedi 16 novembre 2002
La création des lycées et la politique scolaire de Napoléon
actes du colloque organisé à la Bibliothèque Marmottan sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon
Samedi 7 décembre 2002
Un héritier de Napoléon, le Prince Victor
par Laetitia de Witt, doctorante à l'université de Paris-Sorbonne
compte rendu de la conférence
dans le n° 186 (2003-I)
Samedi 11 janvier 2003
Les Grandes heures de l'Institut Napoléon
par Jean Tulard, membre de l'Institut, président d'honneur de l'Institut Napoléon
texte de la conférence
dans le n° 190 (2005-I)
Samedi 8 février 2003
L'Etat, l'armée et la science à l'époque napoléonienne
par Patrice Bret, chargé de recherche au CNRS
compte rendu de la conférence
dans le n° 186 (2003-I)
Samedi 15 mars 2003
L'opéra de Paris sous l'Empire
par David Chaillou, docteur en histoire
compte rendu de la conférence
dans le n° 186 (2003-I)
Samedi 5 avril 2003
La carrière du comte de Villemanzy, intendant général des armées de Napoléon
par Pierre-Armel de Beaumont
compte rendu de la conférence
dans le n° 186 (2003-I)
Samedi 11 octobre 2003
Austerlitz (avec projections)
par Jacques Garnier
 
Vendredi 21 et samedi 22 novembre 2003
Les Salons sous l'Empire
colloque à la Bibliothèque Marmottan
Samedi 6 décembre 2003
Talleyrand à travers la caricature
par Emmanuel de Waresquiel
 
Samedi 17 janvier 2004
Les chimistes de Napoléon
par Alain Queruel
compte rendu de la conférence
dans le n° 188 (2004-I)
Samedi 14 février 2004
Les conscrits du Léman et du Mont-Blanc
par Sylvain Sick
compte rendu de la conférence
dans le n° 188 (2004-I)
Samedi 13 mars 2004
Les capitaines de vaisseau
par Bernard Quintin
compte rendu de la conférence
dans le n° 189 (2004-II)
Samedi 15 mai 2004
Ali et le retour des cendres
par Jacques Jourquin
compte rendu de la conférence
dans le n° 188 (2004-I)
Samedi 23 octobre 2004
Le sacre de Napoléon en livres
avec David Chanteranne, Laurence Chatel de Brancion, Thierry Lentz et Jean Tulard
 
Samedi 27 novembre 2004
Les figures du souverain dans l'Europe napoléonienne
colloque organisé à la Bibliothèque Marmottan sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon
Samedi 15 janvier 2005
Le général Poitevin de Maureillan
par le général Christian Audebaud
compte rendu de la conférence
dans le n° 189 (2004-II)
Samedi 12 février 2005
La défense de Paris en 1814
par Jean-Pierre Mir
texte de la conférence
dans le n° 190 (2005-I)
Samedi 12 mars 2005
Napoléon, une vie politique
par Steven Englund
compte rendu de la conférence
dans le n° 190 (2005-I)
Samedi 2 avril 2005
Les douanes sous le Consulat et l'Empire
par Jean Bordas
compte rendu de la conférence
dans le n° 190 (2005-I)
Samedi 10 septembre 2005
Les causes de la mort de Napoléon
conférence-débat avec Alessandro Lügli, Paul Fornès et Jean-François Lemaire
 
Samedi 15 octobre 2005
Austerlitz, enjeu et mémoire d'une bataille
colloque organisé à la Bibliothèque Marmottan sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon
Samedi 19 novembre 2005
Le général Drouot
par Jean Tabeur
compte rendu de la conférence
dans le n° 191 (2005-II)
Samedi 10 décembre 2005
Les majorats sous l'Empire
par François Pascal
compte rendu de la conférence
dans le n° 192 (2006-I)
Samedi 21 janvier 2006
Les lieux du pouvoir napoléonien
par Bernard Chevallier
compte rendu de la conférence
dans le n° 192 (2006-I)
Samedi 18 février 2006
Les vétérans de la Grande Armée
par Natalie Petiteau
compte rendu de la conférence
dans le n° 192 (2006-I)
Samedi 18 mars 2006
Les portraitistes de l'Empereur
par David Chanteranne
compte rendu de la conférence
dans le n° 192 (2006-I)

Samedi 29 avril 2006
La Lozère sous l'Empire
par Jean-François Deloustal

Assemblée générale

compte rendu de la conférence
dans le n° 192 (2006-I)

Samedi 23 septembre 2006
La question coloniale sous le Premier Empire
par Olivier Pétré-Grenouilleau, professeur des Universités

Conférence organisée en partenariat avec la Bibliothèque Marmottan

 
Samedi 21 octobre 2006
La campagne de Prusse de 1806. Entre histoire et mémoire
Colloque organisé par l'Institut Napoléon, en partenariat avec la Bibliothèque Marmottan et la Fondation Napoléon
Samedi 18 novembre 2006
Napoléon et l'esclavage
par Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon
compte rendu de la conférence
dans le n° 193 (2006-II)
Samedi 16 décembre 2006
Les camées du pape
par Michel Duchamp, historien
compte rendu de la conférence
dans le n° 193 (2006-II)
Samedi 13 janvier 2007
Les soldats prisonniers de Cabrera
par Gildard Guillaume, avocat
compte rendu de la conférence
dans le n° 194 (2007-I)
Samedi 10 février 2007
L'arc de triomphe et la légende napoléonienne
par Isabelle Rougé-Ducos, conservateur du patrimoine
texte de la conférence
dans le n° 194 (2007-I)
Samedi 10 mars 2007
Les officiers de la Grande Armée dans les révolutions des lendemains de l'Empire
par Walter Bruyère-Ostells, docteur en histoire
compte rendu de la conférence
dans le n° 194 (2007-I)

Samedi 21 avril 2007
Napoléon et le général Rogniat
par Bruno Colson, professeur à l'Université de Namur

Assemblée générale

compte rendu de la conférence
dans le n° 194 (2007-I)
Samedi 20 octobre 2007
Napoléon, l'honneur et la gloire
par Jean-Paul Bertaud, professeur émérite à l'université de Paris-I
 
Samedi 24 novembre 2007
La guerre d'Espagne
Colloque organisé par l'Institut Napoléon, en partenariat avec la Bibliothèque Marmottan, et placé sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon
Samedi 15 décembre 2007
Le prince Napoléon
par Michèle Battesti, docteur en histoire
compte rendu de la conférence
dans le n° 196 (2008-I)
Samedi 19 janvier 2008
Transferts culturels forcés. Les saisies d'oeuvres d'art en Allemagne sous l'Empire
par Bénédicte Savoye, docteur en histoire
compte rendu de la conférence
dans le n° 200 (2010-I)
Samedi 16 février 2008
L'organisation territoriale de l'Italie française sous le Consulat et l'Empire
par Michel Lechevalier, professeur agrégé d'histoire
compte rendu de la conférence
dans le n° 196 (2008-I)
Samedi 15 mars 2008
D'Austerlitz à Sainte-Hélène. Le peintre François Gérard face à Napoléon
par Elodie Lerner, docteur en histoire de l'art
compte rendu de la conférence
dans le n° 196 (2008-I)

Samedi 12 avril 2008
Un crime et une faute ? L'exécution du libraire Palm en 1806
par Michel Kerautret, historien

Assemblée générale

compte rendu de la conférence
dans le n° 196 (2008-I)

Samedi 18 octobre 2008
Le baron Dufour et la campagne de 1812
par Jacques Perot, directeur honoraire du château de Compiègne
compte rendu de la conférence
dans le n° 197 (2008-II)
Samedi 15 novembre 2008
Les lieux de mémoire de l'époque napoléonienne
Colloque organisé à la Bibliothèque Marmottan sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon
Samedi 13 décembre 2008
Le prince Victor (1862-1926)
par Laetitia de Witt, docteur en histoire
compte rendu de la conférence
dans le n° 197 (2008-II)
Samedi 17 janvier 2009
L'exil et la mort de Joseph Fouché
par Julien Sapori, historien
compte rendu de la conférence
dans le n° 197 (2008-II)
Samedi 7 février 2009
Le général Dugua
par Christian Audebaud, docteur en histoire
texte de la conférence
dans le n° 198 (2009-I)
Samedi 14 mars 2009
La bataille de Talavera
par Natalia Griffon, historienne
compte rendu de la conférence
dans le n° 198 (2009-I)

Samedi 4 avril 2009
Le Grand Duché de Varsovie
par Odette Dossios-Pralat, docteur en histoire

Assemblée générale

compte rendu de la conférence
dans le n° 198 (2009-I)
Samedi 17 octobre 2009
Napoléon et ses historiens
Colloque organisé à la Bibliothèque Marmottan sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon
Samedi 15 novembre 2009
La création des Provinces illyriennes
par S. Exc M. Janez Sumrada, ambassadeur de la République de Slovénie en France
 
Samedi 12 décembre 2009
Aspern / Essling, une défaite ?
par Gilles Boué, agrégé d’histoire
compte rendu de la conférence
dans le n° 199 (2009-II)
Samedi 16 janvier 2010
Les financiers du XVIIIe siècle et leur postérité sous l’Empire
par Thierry Claes, docteur en histoire
compte rendu de la conférence
dans le n° 199 (2009-II)
Samedi 13 février 2010
L’occupation de la France en 1814, à travers les Lettres de Pierre Dardenne
par Jacques Hantraye, docteur en histoire
 
Samedi 13 mars 2010
Septembre 1792 : autopsie d'un massacre
par Gildard Guillaume, avocat, historien, écrivain
compte rendu de la conférence
dans le n° 199 (2009-II)

Samedi 10 avril 2010
Un homme de talent, Lucien Bonaparte, frère de Napoléon (1775-1840)
par Maria-Teresa Caracciolo, chargée de recherches au CNRS

Assemblée générale

compte rendu de la conférence
dans le n° 200 (2010-I)
Jeudi 20 et vendredi 21 mai 2010
Les provinces illyriennes dans l'Europe napoléonienne
Colloque international organisé à Paris, Musée de l'Armée, auditorium Austerlitz.
Vendredi 17 septembre 2010
Le Concordat à l'épreuve : catholiques français et italiens au temps de la crise et du Sacerdoce et de l'Empire (1808-1814)
Journée d'études organisée par le Centre de recherches en histoire du XIXe siècle, avec le concours de l'Institut de recherches pour l'étude des religions et de l'Institut Napoléon.

Samedi 16 octobre 2010
La guerre civile inversée
par Jean Tabeur, diplômé de l'EPHE

L'opposition Paris-Province vue au long du XIXe siècle, à travers Les guerres de l'ouest, 1792-1796, puis les conflits dans années 1848-1871. De la présarvation d'un certain idéal à la conquête de plus de justice sociale.

compte rendu de la conférence
dans le n° 200 (2010-I)

Samedi 27 novembre 2010
Police et gendarmerie dans l'Europe napoléonienne

Napoléon Bonaparte a toujours su jouer de la rivalité des polices pour mieux contrôler un espace en constante expansion et asseoir au mieux son régime.

Colloque organisé par l'Institut Napoléon, en partenariat avec la Bibliothèque Marmottan, et placé sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon

Samedi 11 décembre 2010
Joseph Bonaparte, l'étrange opposition
par Vincennt Haegele, archiviste paléographe, conservateur à la bibliothèque universitaire d'Amiens

Frère aîné de Napoléon, Joseph Bonaparte a longtemps placé sa carrière à l'ombre de celle de son frère, sans jamais renoncer à ses idées propres. Mais quelles étaient-elles et dans quelle mesure ces idées pouvaient s'opposer aux conceptions de Napoléon. En France, à Naples ou en Espagne, Joseph se livre à un patient travail politique sans toutefois se donner de ligne claire et directe. Il reste encore beaucoup d'éléments à prendre en compte de nos jours.

compte rendu de la conférence
dans le n° 200 (2010-I)

Samedi 22 janvier 2011
Les Cent-Jours sans la légende
par Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon

Indispensables à la légende napoléonienne, de la remontée triomphale vers Paris à la "défaite glorieuse" de Waterloo, les Cent-Jours sont d'abord un événement historique au déroulement et aux conséquences politiques, diplomatiques et financières bien réelles.

compte rendu de la conférence
dans le n° 200 (2010-I)

Samedi 5 février 2011
Théâtre et Révolution. "La Liberté générale ou les colons à Paris"
par Jean-Charles Benzaken, docteur en histoire

Pièce antiesclavagiste du journaliste François Bottu, jouée au Cap-Français le 10 août 1796, cette pièce est une farce optimiste dont les objectifs sont tout naturellement de réjouir les spectateurs blancs, hommes de couleur et noirs, d'assurer ensuite les Noirs qui ont été libérés pendant l'été 1793 de retourner sur les plantations.

compte rendu de la conférence
dans le n° 200 (2010-I)

Samedi 12 mars 2011
L'héraldique impériale à travers les registres du Conseil du sceau des titres
par Isabelle Rouge-Ducos, archiviste paléographe, conservateur du patrimoine aux Archives nationales

Le Conseil du sceau des titres, présidé par Cambacérès, chargé de la validation et de l’enregistrement des titres et armoiries, a produit un armorial peint (26 volumes de peintures) qui nous fait pénétrer dans le système d’honneurs et de récompenses forgés par l’Empire.

texte de la conférence
dans le n° 202-203 (2011-I-II)

Samedi 30 avril 2011
La naissance du roi de Rome
par Laetitia de Witt de Villelume, docteur en histoire

La naissance du roi de Rome, un an après le mariage avec Marie-Louise, favorise l’enracinement de la dynastie des Bonaparte et conforte le système monarchique mis en place en 1804, le baptême du jeune prince redoublant en quelque sorte la cérémonie du sacre.

Assemblée générale

compte rendu de la conférence
dans le n° 202-203 (2011-I-II)

Samedi 21 mai 2011
Les officiers de l'armée française sous le Consulat et l'Empire
par le colonel Gilbert Bodinier, docteur en histoire

Analyse de la composition du corps des officiers, de leur carrière, de leur vie quotidienne, en garnison comme dans les pays occupés, des combats auxquels ils ont participé, de leurs opinions politiques et de leur destin jusqu'au Second Empire.

compte rendu de la conférence
dans le n° 202-203 (2011-I-II)

Samedi 15 octobre 2011
Les voies de communication alpines sous le Consulat et l'Empire
par Michel Lechevalier, professeur agrégé d'histoire

Napoléon, qui fut d'abord "l'homme du Simplon" privilégie à partir de 1805 de plus en plus le Cenis au fur et à mesure du déplacement vers le sud du centre de gravité des intérêts français dans la péninsule.

 

Samedi 19 novembre 2011
De la prison au trône, Louis Napoléon captif
par Juliette Glikman, docteur en histoire de la Sorbonne

La prison peut-elle forger un destin politique ? Tel est le pari de Louis-Napoléon, condamné en 1840 à l’emprisonnement perpétuel. Jouant du texte et de l’image, le "nigaud impérial" endosse la figure romanesque du prince captif et s’insinue en prophète de la cause populaire. Un modèle de communication…

compte rendu de la conférence
dans le n° 202-203 (2011-I-II)

Samedi 10 décembre 2011
Recherches récentes sur l'ADN de Napoléon 1er
par Gérard Lucotte, professeur à l'Ecole d'Anthropologie de Paris

Exposé de la découverte d'une mutation rare de l'ADN mitochondrial de Napoléon 1er et chez deux membres féminins de sa famille. Récemment nous avons réussi à obtenir l'haplogroupe du chromosome Y de Napoléon 1er. Les utilisations possibles de ces marqueurs génétiques à l'histoire, tant pour l'ascendance masculine que l'ascendance féminine (aussi bien descendantes que montantes), seront largement évoquées.

compte rendu de la conférence
dans le n° 202-203 (2011-I-II)

Samedi 14 janvier 2012
L'image de Napoléon et de sa famille à travers la miniature
par Nathalie Lemoine-Bouchard, docteur en histoire de l'art

La miniature, genre traditionnel très utilisé par Louis XIV, notamment comme cadeau diplomatique, est également utilisée par Napoléon qui cherche à travers elle à contrôler son image, de même que les représentations des membres de sa famille accompagnent la marche des Napoléonides en Europe. Mais la représentation évolue au fur et à mesure de la transformation du pouvoir de Napoléon.

compte rendu de la conférence
dans le n° 202-203 (2011-I-II)

Samedi 11 février 2012
La carrière du colonel Girard : l'ascension sociale d'un soldat de la fin de l'Ancien Régime à la monarchie de Juillet
par Water Bruyère-Ostells, maître de conférences à l'IEP d'Aix

Engagé en 1784, Girard connaît une rapide ascension à partir de la prise de Toulon à laquelle il participe. Cette ascension repose sur son entrée dans les états-majors et les liens tissés avec Ney. Elle est aussi le résultat des efforts d'un fils de paysan pour s'instruire et s'élever socialement. Enfin, Girard rend compte de la politisation des armées à travers des épisodes comme la poursuite de Cadoudal ou la Terreur Blanche. Après l'Empire, il devient ainsi un notable libéral, trois fois maire de Toulon.

compte rendu de la conférence
dans le n° 202-203 (2011-I-II)

Samedi 10 mars 2012
Les Salons des artistes vivants dans la perception européenne (1800-1814)
par Eva Knels, doctorante, boursière à l'Institut Historique Allemand à Paris

L'exposition des peintres et des sculpteurs au Louvre fut "lamentable!" commentait un voyageur allemand à propos du Salon de 1802. Si les Salons des artistes vivants connurent un grand succès en France au début du 19e siècle, ils furent soumis à des jugements plus critiques et à des lectures très différentes de la part des visiteurs étrangers.

compte rendu de la conférence
dans le n° 202-203 (2011-I-II)

Samedi 12 mai 2012
Les corps francs de 1814 et 1815. Pourquoi cette grande page de l’épopée napoléonienne a-t-elle été oubliée ?
par Jean-Marie Thiébaud et Gérard Tissot-Robbe

Si tous les historiens connaissent les corps francs de 1870 et les résistants de 1940, les corps francs formés à deux reprises à la fin du Ier Empire semblent totalement ignorés, même par les férus d’histoire napoléonienne. Et, pourtant, ils furent nombreux. Leurs chefs, aux noms parfois illustres, menèrent ça et là des actions d’éclat tombées depuis dans l’oubli.

Alors qu’il existe sur la période impériale une quantité inégalée d’ouvrages, pourquoi ce sujet n’a-t-il jamais été traité ni même effleuré, à l’exception de quelques épisodes relatés dans des monographies locales ? Qui étaient ces hommes ? D’où venaient-ils ? Qui étaient leurs chefs et que sont-ils devenus ? Quel poids militaire représentaient-ils vraiment ? Comment la Restauration considéra-t-elle les enrôlés dans ces unités irrégulières, etc.  ? C’est à toutes ces questions que les deux conférenciers apporteront les réponses récoltées par de longues années de recherches, agrave; l’échelle de la France entière.

Assemblée générale

texte de la conférence
dans le n° 202-203 (2011-I-II)

Samedi 20 octobre 2012
La conspiration du général Malet
par Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon

compte rendu de la conférence
dans le n° 205 (2012-II)

Samedi 24 novembre 2012
La retraite de Russie
par Jacques-Olivier Boudon
, président de l'Institut Napoléon

compte rendu de la conférence
dans le n° 205 (2012-II)

Samedi 1er décembre 2012
Napoléon et les femmes

Colloque organisé par la médiathèque de Rueil-Malmaison, dans le cadre du label "Ville Impériale", sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon

Jeudi 6 et vendredi 7 décembre 2012
La Croatie et la France, la Croatie et l'Europe : rapports intellectuels et culturels entre la Croatie et la France à travers l'histoire

Colloque international organisé par l'Université Paris Sorbonne et l'Académie Croate des Sciences et des Arts, avec le concours du Centre d'histoire du XIXe siècle
Organisateurs : Jacques-Olivier Boudon et Ivan Supičić

Samedi 15 décembre 2012
Chefs de brigades, colonels et capitaines de vaisseaux sous le Consulat
par Bernard Quintin, administrateur de l'Institut Napoléon

A travers l'étude croisée de ces officiers supérieurs des armées de terre et de mer, c'est toute l'épopée napoléonienne depuis l'époque du Consulat jusqu'à Waterloo qui est ainsi revisitée. Qui sont ces officiers, d'où viennent-ils ? Où ont-ils combattu ? Que sont-ils devenus après 1815 ? Combien ont été tués au combat ? Cette conférence apportera des réponses à ces questions.

texte de la conférence
dans le n° 208 (2014-I)

Samedi 26 janvier 2013
Le mythe de Napoléon dans la poésie française de 1815 à 1848
par Anne Kern-Bocquel, docteur en littérature de l'université Paris Sorbonne

De 1815 à 1848, les poètes les plus célèbres du temps, Hugo, bien sûr, mais aussi Lamartine, Nerval, Quinet ou Casimir Delavigne, ainsi que quantité de poètes d’occasion, ont pris leur plume pour célébrer – ou décrier – celui qui fut, selon l’expression d’Alfred de Musset, "l’Homme du siècle". Il y a là un gisement poétique considérable. En mettant l’accent sur quelques grandes œuvres, mais aussi sur des textes plus insolites, cette conférence présente l’élaboration du mythe napoléonien, du début de la Restauration jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Louis-Napoléon Bonaparte, afin d’en dégager les dimensions les plus caractéristiques, en particulier celles qui ont trait à son inscription dans l’époque romantique.

texte de la conférence
dans le n° 205 (2012-II)

Samedi 23 février 2013
Le voyage de Pie VII en France (1804-1805)
par Jean-Marc Ticchi, docteur habilité en histoire, chercheur associé au CARE (EHESS)

compte rendu de la conférence
dans le n° 205 (2012-II)

Samedi 23 mars 2013
Retours de guerres. Le sort des anciens officiers de la Grande Armée au lendemain de Waterloo
par Stéphane Calvet, docteur en histoire

Acteurs majeurs de l’épopée, les anciens officiers de la Grande Armée ont véhiculé, tout au long du XIXe et du XXe siècle, l’image de guerriers courageux, nostalgiques de l’Empire. Pourtant, une analyse de ce corps, au lendemain de Waterloo, apporte quelques correctifs au portrait presque romantique laissé par certains artistes. En se fondant sur la richesse des fonds de Vincennes mais en explorant aussi les innombrables sources locales, cette conférence souligne combien les destins d’après-guerre sont extrêmement variés pour un groupe attaché à son rang et à la reconnaissance de la Nation.

compte rendu de la conférence
dans le n° 205 (2012-II)

Samedi 20 avril 2013
Écrire la guerre. Les Bulletins de la Grande Armée
par Jacques Garnier, administrateur de l'Institut Napoléon

"Menteur comme un bulletin", l'expression est restée dans les mémoires. Elle rappelle que les Bulletins de la Grande Armée, rédigés au lendemain des batailles de l'Empire, ont parfois pris quelques libertés avec la réalité. Mais lorsqu'ils n'arrivent plus, comme en 1812, l'inquiétude grandit, signe qu'ils sont attendus et que l'opinion sait les décrypter. De fait, ils apportent une masse d'informations considérable et demeurent une source essentielle à la connaissance de l'histoire militaire de l'Empire, dès lors que l'on sait les décoder.

Assemblée générale

compte rendu de la conférence
dans le n° 205 (2012-II)

Samedi 19 octobre 2013
La Bataille de Leipzig
avec Gilles Boué, agrégé d'histoire, "Combattre à la fin de l'Empire : évolution et représentations" Stéphane Calvet, docteur en histoire, "Etre blessé à Leipzig"
Walter Bruyère-Ostells, maître de conférences à l'IEP d'Aix, "Leipzig et la construction nationale allemande"

La bataille de Leipzig voit s'affronter pendant trois jours les forces coalisées contre l'Empire et l'armée napoléonienne, finalement défaite. Elle ouvre la porte à la dislocation de l'Europe napoléonienne et à l'invasion du territoire français quelques semaines plus tard. Qualifiée de "Bataille des nations", elle a joué un rôle essentiel dans la formation du sentiment national allemand, alors même que les Allemands ne formaient qu'une des composantes des armées alliées.
Ce débat offrira trois regards croisés sur la bataille elle-même, son bilan et ses conséquences, proposés par trois historiens, auteurs de livres consacrés à Leipzig.
texte de la conférence
dans le n° 207 (2013-II)

Samedi 23 novembre 2013
La bataille de Chiclana
par Natalia Griffon de Pleineville, docteur en histoire

Février 1811. Depuis un an, le maréchal Victor assiège la ville espagnole de Cadix. Une expédition hispano-britannique se met alors en place pour faire lever le siège. Après leur débarquement, les troupes alliées se dirigent vers Chiclana pour prendre les Français à revers. Le 5 mars, les deux armées se rencontrent près de la tour de la Barrosa, qui laissera son nom à la bataille, et de la tour Bermeja. Les troupes françaises des généraux Villatte, Levai et Ruffin sont peu à peu repoussées par les Britanniques et les Espagnols. L'engagement des unités et la violence des combats sont tels que le 8e régiment de ligne perd son aigle, couronnée par la municipalité de Paris quelques mois plus tôt.

compte rendu de la conférence
dans le n° 206 (2013-I)

Samedi 30 novembre 2013
Napoléon 1er, Napoléon III, bâtisseurs

Colloque organisé par la médiathèque de Rueil-Malmaison, dans le cadre du label "Ville Impériale", sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon

Samedi 14 décembre 2013
Des livres pour l'exil : la bibliothèque de Napoléon à l'île d'Elbe (avril 1814-mars 1815)
par Chales-Eloi Vial, conservateur à la Bibliothèque nationale de France

En avril 1814, dans les jours qui suivirent son abdication, Napoléon s'emploie à choisir des livres dans la vaste bibliothèque du palais, rassemblant ses ouvrages favoris en prévision de son exil à l'île d'Elbe. Tout est mis en caisses à destination de Portoferraio, malgré les protestations du concierge du palais. En partant de cet embryon de bibliothèque, jusqu'en mars 1815, Napoléon cherche à reconstituer son environnement de travail habituel : il envoie des agents dans toute l'Italie afin de lui trouver des livres et engage les meilleurs relieurs de la Toscane. À son départ, il laisse derrière lui plus de 5000 volumes, contre moins de 600 l'année précédente. Comment réussit-il à reconstituer une telle collection de livres en moins de onze mois ? S'agissait-il d'une bibliothèque d'exilé, destinée à meubler les longs après-midis loin des champs de bataille ou de la collection d'un chef d'État s'employant à diriger et à réformer son île ? Ou était-ce plutôt le centre de documentation d'un historien décidé à écrire l'histoire de sa vie et de son règne ? En tout cas, Napoléon ne pouvait pas se passer de livres.

compte rendu de la conférence
dans le n° 206 (2013-I)

Samedi 11 janvier 2014
L'Empire des policiers : gendarmes et commissaires dans la France-Europe de Napoléon
par Aurélien Lignereux, maître de conférences à l'IEP de Grenoble

Dictature militaire, Etat policier, voire régime totalitaire, puis impérialisme culturel, colonisation de l'Europe ou Etat sécuritaire, les qualificatifs n'ont pas manqué, hier comme aujourd'hui, pour pointer la part d'ombre de l'Empire napoléonien : sa dimension policière. Or, dès lors que l'on s'attache très précisément aux agents policiers eux-mêmes, à leurs pratiques et à leur vécu, force est de relativiser la portée de ces polémiques, y compris dans les départements qui ont été annexés : les policiers ont bien construit l'Empire de Napoléon moins sans doute par la coercition très relative qu'ils étaient en mesure d'exercer que par leurs circulations et leurs échanges dans un espace devenu impérial.

compte rendu de la conférence
dans le n° 206 (2013-I)

Samedi 8 février 2014
La campagne de France
par Jacques-Olivier Boudon, professeur à l'université Paris-Sorbonne, président de l'Institut Napoléon

A la fin du mois de décembre 1813, la France est encerclée, les armées coalisées pénètrent sur le territoire français et repoussent les armées françaises au cours du mois de janvier. Napoléon reprend la tête de ses troupes à la fin du mois, laissant la régence à Marie-Louise. Commence alors la "campagne de France", et l'incroyable 'miracle' de victoires remportées sur un ennemi en supériorité numérique, qui laissent penser qu'un renversement est possible et conduit Napoléon à repousser les offres de paix, sur la base des frontières de 1792, proposées par les alliés. Mais le nombre finit par l'emporter. Paris encerclé, c'est au tour des politiques, Talleyrand en tête, d'entrer en jeu, pour accélérer la chute du régime. Napoléon finit par abdiquer le 6 avril 1814 à Fontainebleau. Mais l'héroïsme de la campagne de France a largement contribué au succès du retour de Napoléon un an plus tard.

compte rendu de la conférence
dans le n° 208 (2014-I)

Samedi 8 mars 2014
La Maison de l'Empereur 1804-1815
par Pierre Branda, historien

Créée au début de l'Empire, sur le modèle des maisons des souverains d'Ancien Régime, la Maison de l'Empereur réunit les services voués à la personne de Napoléon, avec à leur tête des fidèles de l'empereur (Duroc, Fesch, Caulaincourt, etc.). Mais au-delà des grandes figures, c'est tout un monde d'employés qui contribue à la mise en scène du pouvoir impérial, au travers d'une vie de Cour qui ne cesse de se développer au fil des années.

compte rendu de la conférence
dans le n° 208 (2014-I)

Samedi 5 avril 2014
Le tsar Alexandre à Paris
par Marie-Pierre Rey. professeur à l'université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne

Après avoir repoussé la Grande Armée hors de Russie à la fin de 1812, le tsar Alexandre décide de poursuivre le combat jusqu'à la chute définitive de Napoléon. C'est dans les semaines qui suivent ce qui anime ses démarches diplomatiques auprès de la Prusse puis de l'Autriche. Mais il décide aussi de suivre son armée, étant ainsi un acteur de premier plan des négociations qui s'ouvrent à Paris le 30 mars 1814, avec Talleyrand, conduisant à la reddition de la capitale. Son séjour parisien - il loge chez Talleyrand, rue Saint-Florentin - lui donne l'occasion de rencontrer tout ce qui compte dans le Paris du temps ; il rend visite à la Malmaison à Joséphine, alors à la fin de sa vie, il visite les hauts lieux de la culture française, se rend à Versailles, et surtout prépare les conditions de la paix européenne et influence la restauration des Bourbons, en imposant à Louis XVIII l'établissement d'une constitution.

Assemblée générale

compte rendu de la conférence
dans le n° 208 (2014-I)

Samedi 13 septembre 2014
Napoléon et 40 millions de sujets
par Jean Tulard et Marie-José Tulard

Une histoire de la centralisation napoléonienne à travers l’étude des 134 départements et de leurs préfets, d'une brûlante actualité à l'heure des projets de redécoupage territoriale
 

Samedi 25 octobre 2014
Napoléon à l'île d'Elbe :
- L'île d'Elbe sous l'Empire
par Jacques-Olivier Boudon, professeur à l'université de Paris-Sorbonne

Partagée entre Naples et la Toscane, l’île d’Elbe, un temps occupée par les Anglais, devient française en 1802 et vit dès lors au gré des lois françaises, tandis qu’une présence militaire s’y observe, avec notamment la venue sur l’île du général Hugo, accompagné du jeune Victor. On examinera les différentes facettes de cette île que Napoléon devait gouverner pendant neuf mois.

- L'île d'Elbe, Napoléon en sursis ?
par Marie-Hélène Baylac, écrivain, agrégée d'histoire

Napoléon doit le choix de l’île d’Elbe pour lieu d’exil à la fermeté de Caulaincourt et à la loyauté d’Alexandre Ier qui ne revient pas sur sa promesse malgré les réticences de ses alliés. L’important est d’éloigner l’Empereur avant le retour de Louis XVIII !
Les intrigues de Talleyrand dans les couloirs du Congrès de Vienne, le refus du gouvernement français de verser la rente prévue par le traité de Fontainebleau, ses projets de faire enlever, voire assassiner Napoléon… sont autant d’éléments qui laissent penser que l’île d’Elbe n’est qu’une solution d’attente. Mais l’exilé n’attendra pas : reprenant la main, il organise dans le secret son retour en France : le 1er mars 1815, il débarque dans le golfe Juan, prenant de court ses adversaires.

- L'île d'Elbe nid d'espions
par Pierre Branda, historien

Empêché de communiquer librement et de commercer, Napoléon fut aussi espionné par toutes les puissances environnantes. La France entretenait ainsi plusieurs agences de contre-espionnage à Portoferraio qui étaient parfois concurrentes entre elles. Certaines furent néanmoins très efficaces. En réaction, Napoléon développa avec maestria son propre contre-espionnage. L'enjeu n'était pas mineur : le renseignement pouvait le compromettre et mettre un terme à son séjour elbois.

 

Samedi 29 novembre 2014
Sous l'empire de Joséphine

Colloque organisé par la médiathèque de Rueil-Malmaison, dans le cadre du label "Ville Impériale", sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon

Samedi 13 décembre 2014
La cavalerie lourde sous l'Empire. Les cuirassiers et carabiniers de Napoléon
par Vincent Rolin, historien, rédacteur en chef de Napoléon Ier Magazine

Dès le Consulat, Napoléon se préoccupe de réorganiser la cavalerie de son armée. Il crée peu à peu une cavalerie cuirassée capable de percer les lignes ennemies. Lointains ancêtres des régiments de chars, ces cavaliers d’élite s’illustrent à Eylau, Essling, Wagram, La Moskova et bien sûr Waterloo. Les commandants des divisions de cavalerie lourde comme d’Hautpoul ou Espagne sont des hommes aussi remarquables que leurs  homologues de la légère comme Lasalle ou Marulaz. Mais comment chargeaient les cuirassiers réellement ? Les tableaux ou gravures célèbres les représentant sont-elles vraiment exactes ? Et qui étaient ces hommes? Quelle était leur vie quotidienne au régiment? Quelles ont été leurs pertes au combat ? L’étude des mémorialistes, des archives militaires de Vincennes et notamment des registres matricules permet de répondre, tout au moins en partie, à ces différentes questions.

 

Samedi 17 janvier 2015
Origines paternelles proches et lointaines de Napoléon Ier vues par l’ADN
par Gérard Lucotte, directeur de l’Institut d’Anthropologie moléculaire

L'haplotype (combinaison de marqueurs ADN) du chromosome Y (paternel) de Napoléon (E1b1b1c1...) a été reconstitué récemment. Le marqueur SNP (binaire) terminal (le plus déterminant) de cet haplotype est M34. Nous avons étudié les fréquences M34 pour un nombre de plus de 3500 individus originaires de 27 populations, en Europe, en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Il a été ainsi possible d'établir les lieux d'origine de M34 et sa répartition géographique actuelle, ainsi que sa progression au nord-ouest de la Turquie, en Grèce, dans les Balkans et en Italie continentale. Une carte M34 détaillée de la Corse et des régions voisines permet de suivre sa progression dans les temps historiques, et de remonter aux origines paternelles lointaines de Napoléon.

 

Samedi 7 février 2015
Napoléon et les Tuileries
par Juliette Glikman, agrégée et docteur en histoire

"Triste comme la grandeur." Tel est le sentiment de Napoléon, arpentant les appartements obscurs des Tuileries, au lendemain du 18 Brumaire. La tristesse des lieux n’empêche pas le Premier consul de s’installer dans la demeure royale, occupant les appartements de Louis XVI. Passant outre les "noirs pressentiments" de Joséphine, oppressée par l’"odeur de roi" qui imprègne les murs, Napoléon fixe aux Tuileries le siège de son gouvernement. Certes, éloigné par les campagnes militaires, il n’y résidât que quatre ans. Mais la gloire de l’Empire s’étalait en ces lieux, entre l’arc de triomphe édifié au Carrousel et les revues militaires. Le château édifié par Catherine de Médicis va vivre jusqu’à 1814 à l’heure de Mars.

 

Samedi 14 mars 2015
Berthier, le maréchal de l'ombre
par Franck Favier, docteur en histoire

Dans l'épopée napoléonienne, Louis-Alexandre Berthier occupe une place à part. Major général de l'armée, il est le supporte sans défaillance la tâche obscure de l'organisation et de la logistique des forces françaises, sans jamais remporter lui-même une victoire. Se rendant indispensable à l'Empereur, celui-ci saura le combler d'honneurs : (maréchal, vice-connétable de l'Empire, Grand veneur, prince de Neuchâtel), de dotations (Chambord,...) faisant de Berthier, l'un des hommes les plus riches d'Europe. Cependant, la fin de l'épopée fut compliquée pour le maréchal : "trahison" de Fontainebleau, ralliement difficile à Louis XVIII et fin tragique à Bamberg. Homme de l'ombre, passé dans la lumière, ancien officier royal ayant servi lors de la guerre d'indépendance d'Amérique puis pilier de l'Empire, Berthier apparaît comme un personnage complexe.

 

Samedi 11 avril 2015
Les secrets de Waterloo
par Jacques Garnier, administrateur de l’Institut Napoléon

Tout est irrationalité dans la bataille de Waterloo. Irrationalité des comportements, irrationalité des témoignages, irrationalité des relations. Ainsi, cette bataille sans manœuvre, où le commandement français, mais aussi anglais, a montré ses limites, au point que Wellington lui-même écrira: "Je n’ai jamais vu pire assaut de boxe". Les plus grands, comme Stendhal ou Hugo, ont donné leur propre vision de l’événement. Finalement, les vrais vainqueurs de cet affrontement dans la morne plaine ne sont ni Blücher ni même Wellington, mais Napoléon qui peut commencer à ciseler les éléments de sa légende, ou Cambronne et son "mot".  C’est finalement ce que retiendront les visiteurs du champ de bataille pendant toutes les années à venir. Mais, n’est-il pas possible de tenter, après avoir parcouru le champ de bataille dans tous les sens et consulté nombre de livres ou de documents, de percer les secrets de Waterloo ?

 

Samedi 13 juin 2015 à 15h
Les Cent-Jours de Napoléon
par Jacques-Olivier Boudon, président de l’Institut Napoléon

La conférence sera suivie de l’assemblée générale de l’Institut Napoléon

 

Samedi 17 octobre 2015
L’image apaisée du pouvoir impérial : Napoléon en guerrier au repos
par Xavier Mauduit, docteur en histoire

L’imaginaire impérial se construit encore bien souvent autour du temps court des batailles. Les commémorations du bicentenaire se sont appuyées sur les grands combats qui ont marqué l’épopée, avec Waterloo comme épisode ultime. Pourtant, Napoléon n’a eu de cesse de proposer une mise en scène de sa personne dans le cadre pacifié des palais avec le désir de contrebalancer l’image du chef de guerre. Il s’agit là d’un aspect essentiel de la propagande impériale qui dote le souverain d’une image complexe reprise ensuite pour construire la légende napoléonienne.

 
Samedi 21 novembre 2015
La cour sous le Premier et le Second Empire
colloque organisé par la Ville de Rueil-Malmaison, dans le cadre du label "Ville Impériale", sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon

Samedi 12 décembre 2015
Un collectionneur face à Napoléon
par Pierre-Jean Chalençon, collectionneur

Depuis son plus jeune âge, Pierre-Jean Chalençon non seulement collectionne les objets de l’époque napoléonienne, mais vit au milieu d’eux, ou les accompagne dans les nombreuses expositions qu’il organise à travers le monde. C’est à partir de ces objets que P.-J. Chalençon évoque sa vision de Napoléon, en même temps que son expérience de collectionneur, des salles de vente aux salles d’exposition.

 
 

Samedi 13 février 2016
Relire la biographie de Napoléon Bonaparte
par Natalie Petiteau, professeur à l’université d’Avignon

À l'issue de tous les renouvellements engagés depuis le bicentenaire de la naissance de Napoléon en 1969, il
a paru utile de relire à nouveaux frais le parcours d'exception qui a été celui de Napoléon Bonaparte, en tentant d'éviter tout a priori, en se gardant de comprendre le général vainqueur en Italie à la lumière de l'empereur dominant l'Europe à Tilsit. La mise au jour de nouvelles sources, la publication de nombreux travaux de recherche, les réflexions récentes sur le genre biographique en histoire ont permis cette nouvelle biographie qui tente de comprendre Napoléon Bonaparte comme on le ferait pour n'importe quel autre personnage.

 

Samedi 13 mars 2016
"Un paradis habité par des diables" : La guerre de Calabre de 1806-1807
par Nicolas Cadet, docteur en histoire

Malgré la facilité avec laquelle s’effectue la conquête du Royaume de Naples en 1806, les Français se trouvent rapidement confrontés à de nombreuses difficultés. Soumis aux attaques des forces britanniques basées en Sicile, ils doivent également faire face à une féroce guérilla dans les provinces les plus méridionales du royaume. Soutenus par les anglo-siciliens, les insurgés calabrais parviennent à mettre en échec les troupes du général Reynier, forçant Masséna à intervenir personnellement. La Calabre devient alors un véritable laboratoire des méthodes anti-insurrectionnelles : les colonnes mobiles françaises se livrent à un incessant quadrillage du terrain, utilisent des unités spécialement formées à la contre-guérilla, lèvent des auxiliaires parmi la population calabraise. Grâce à l’emploi de ces méthodes, la région est progressivement pacifiée, mais la campagne se révèle fort coûteuse et préfigure les difficultés que les Français rencontreront en Espagne. L’insurrection s’accompagne par ailleurs d’une explosion de violence qui reflète les tensions économiques et sociales que connait à l’époque cette partie de la péninsule. Confrontés à des actes d’une extrême brutalité, les Français se livrent dans un premier temps à de féroces représailles, avant de mettre en place une politique de pacification qui mêle répression et gestes de clémence. Progressivement, ces mesures parviennent à ramener le calme en Calabre.

 

Samedi 8 avril 2016
Maintenir et renforcer la société coloniale sous le Consulat et l’Empire en Martinique (1802-1809)
par Lionel Trani, professeur certifié

En 1802, la paix d’Amiens permet au Premier consul de récupérer les colonies françaises occupées par les Britanniques. La Martinique n’a pas connu l’abolition de l’esclavage du 16 pluviôse an II (4 février 1794) en raison d’une occupation négociée avec les Britanniques en 1794. Bonaparte opte pour une politique coloniale offensive influencée par les lobbys de négociants et d’administrateurs du ministère de la marine et des colonies. Il choisit de rétablir l’esclavage et la traite négrière par la loi du 30 floréal an X (20 mai 1802). En 1802, l’amiral Villaret de Joyeuse est nommé Capitaine-général de la Martinique, de Sainte-Lucie et de Tobago. Il doit veiller à renforcer l’attachement des colons pour la France et pour Napoléon 1er. Mais le retour de l’administration française suscite une méfiance de la part des élites locales sur le devenir du système esclavagiste. Le contexte international (retour de la guerre contre l’Angleterre à partir de 1803) et antillais (échec de l’expédition Leclerc à Saint-Domingue) va considérablement fragiliser l’administration coloniale. Des tensions vont naître des décisions apportées par la métropole, du blocus et du maintien de l’ordre dans les plantations, moteurs économiques de la colonie. Il s’agira de mettra en évidence les rapports entretenus entre l’administration d'une part, les colons européens, les libres de couleur et les esclaves d'autre part.

 

Samedi 8 octobre 2016 à 15h
Napoléon, témoin et acteur de la révolution militaire de la fin du XVIIIe siècle
par Jacques Garnier, historien, administrateur de l’Institut Napoléon

Curieuse époque que celle allant de 1763, fin de la guerre de sept ans, à 1792, début des guerres de la Révolution. En effet, se dessine une des rares périodes de paix durable que la France ait connue depuis la fin du Moyen-Âge (si l’on excepte le conflit atypique de la guerre d’Amérique). Pendant ce temps, on peut assister à un bouillonnement d’idées sur la manière de faire la guerre, dont saura grandement profiter Napoléon Bonaparte, qui entre en scène en 1793. Il saura tirer profit de ces instants de réflexion pour conduire la confrontation armée à une sorte de perfection.

 

Samedi 5 novembre 2016 à 15 h
Joséphine le paradoxe du cygne
par Pierre Branda, historien, chef du pôle Patrimoine à la Fondation Napoléon

A l’occasion de la parution de son dernier livre, Pierre Branda revient sur la vie et le parcours d’une femme d’exception qui ne s’appelait pas Joséphine de Beauharnais, mais Marie-Joseph-Rose Tascher de La Pagerie, ne devenant Joséphine que par la grâce de Napoléon. Mais la Créole cachait d’autres mystères. Elle avait la grâce du cygne, dont elle se fit un instrument efficace, au point d’être désignée comme "l’incomparable". Mais, bien plus que ses prouesses et ses trahisons amoureuses réelles ou supposées, Pierre Branda fait apparaître la femme de réseaux, d’influence et d’argent, l’hostilité jamais démentie du clan Bonaparte à son égard et envers ses deux enfants, son goût pour la nature et les arts, et surtout son lien complexe et indéfectible avec Napoléon dont elle accompagna la vertigineuse ascension et ne connut pas la chute ultime. Loin de la légende noire comme des potins anecdotiques, il fait revivre une femme de tête autant que de corps au cœur de la grande histoire, dont elle sut tirer parti tout en subissant ses coups.

 
Samedi 3 décembre 2016
La Marine sous le Premier et le Second Empire
colloque organisé par la Ville de Rueil-Malmaison, dans le cadre du label "Ville Impériale", sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon

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Dernière mise à jour le : 01-10-2017