Mercredi 12 janvier 2011
Alexandre et Napoléon ou le duel des Empereurs
par Marie-Pierre Rey, professeur à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne. directeur du Centre de recherches en histoire des Slaves |
Loin de se limiter à un affrontement militaire et diplomatique, le duel des deux Empereurs, Alexandre et Naploléon,
revêtit une dimension, politique, morale et spirituelle, opposant deux personnalités hors-normes en même temps
que deux projets pour l'Europe. |
Mercredi 9 février 2011
Le roman des masques mortuaires de Napoléon – Sculptures ou reliques
par Thierry Laugée, maître de conférences à l'université de Paris-Sorbonne
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Le masque mortuaire de Napoléon prie par Antommarchi est à l'origine de nombreuses controverses
(authenticité, répliques) et participe, comme une véritable relique,
de la légende napoléonienne et de son culte. |
Mercredi 2 mars 2011
La princesse Mathilde. "Notre Dame des Arts"
par Françoise Maison, conservateur en chef honoraire des musées |
Fille de Jérôme Bonaparte, ex roi de Westphalie, cousine du futur Napoléon III,
la princesse Mathilde fut élevée au contact des Arts et s'initia à la pratique du dessin.
Installée à Paris après sa séparation d'avec son mari, le prince Anatole Demidoff,
elle ouvrit son Salon aux artistes qu'elle ne cessa de soutenir. |
Mercredi 11 mai 2011
Napoléon à la Belle époque
par François Robichon, professeur à l'Université de Lille III |
Suite aux nombreuses publications de Mémoires d'acteurs (Marbot, Coignet, etc)
et de travaux historiques (Masson, Houssaye) la fin du XIXe siècle a connu
un renouveau spectaculaire de l'iconographie du Premier Empire. Initiée par Ernest Meissonier,
une jeune école de peintres, emmenée par Edouard Detaille et inspirée par Maurice Barrès,
s'empare de la légende napoléonienne. |
Mercredi 21 septembre 2011
Elisa Bonaparte (1777-1820), princesse des arts : la préférée de Paul Marmottan
par Bruno Foucart, professeur émérite de Paris IV Sorbonne et directeur scientifique de la bibliothèque Paul-Marmottan |
Paul Marmottan admirait Elisa Bonaparte et lui consacra la plus grande partie de ses recherches.
La princesse de Lucques et de Piombino (1806), la grande duchesse de Toscane se révéla une souveraine éclairée,
aidant au développement économique, favorisant la vie artistique. Elle fit honneur à son frère l'empereur
en donnant un modèle de "bien gouverner". |
Mercredi 5 octobre 2011
Joséphine et Alexandre : une relation d'estime
par Alain Pougetoux, conservateur en chef au musée national du château de Malmaison et de Bois Préau |
A la chute de l'Empire, seule représentante du régime à Paris, l'impératrice Joséphine accueille l'empereur Alexandre,
comme de nombreux souverains étrangers, rebutés par la froide étiquette de la cour de Louis XVIII.
Ces rencontres à Malmaison et Saint-Leu vont placer leurs rapports sous le signe d'une grande bienveillance d'Alexandre envers le "clan Beauharnais",
bienveillance qui se transmettra à Eugène et Hortense à la mort de leur mère. L'alliance ultérieure des deux familles,
ponctuée de nombreuses acquisitions d'oeuvres d'art, en sont autant de témoignages, pendant toute la première moitié du XIXe siècle. |
Mercredi 23 novembre 2011 à 18h30
Dans le «le ventre de Paris» avec Louis Sébastien Mercier (1740-1814) et Grimod de la Reynière (1758-1837)
par Jean-Claude Bonnet, directeur de recherche au CNRS |
Dans son Tableau de Paris (1781-1788) et son Nouveau Paris (1799), Mercier envisage l’alimentation sous tous ses aspects
en écrivain et en historien des mœurs. À ce regard panoramique, la Reynière (auteur de L'Almanach des gourmands, 1803-1812)
oppose le point de vue résolument restrictif du gastronome et du gourmet esthète comme le montre, par exemple, son Itinéraire nutritif
ou promenades d'un gourmand dans les rues de Paris (1803). Ces deux amis ont souvent polémiqué sur le thème de l'aliment.
Nous les suivrons dans les marchés parisiens en élucidant le point de vue singulier de l'un et de l'autre. |
Mercredi 14 décembre 2011 à 18h30
L'Empire et la Restauration, un âge d'or du petit portrait
par Jacqueline du Pasquier, conservateur en chef honoraire et auteur de La miniature, portrait de l'intimité, Éditions Norma, 2010 |
Le petit portrait ou miniature connait un véritable âge d'or entre la fin du XVIIIe siècle et les premières décennies du XIXe siècle.
Elle joue un rôle majeur dans l'histoire la plus difficile à appréhender, celle des sentiments.
Offerte, gardée, cachée, échangée, la miniature est révélatrice du plus intime. Les plus grands artistes l'ont pratiquée,
nous permettant ainsi d'entrer dans le secret des vies et des cœurs. |
Mercredi 25 janvier 2012 à 18h30
De Stettin (1806) à Wagram (1809), l’épopée des hussards : le général Lasalle et sa « Brigade Infernale »
par Aude Nicolas, doctorante en Patrimoine et archéologie militaires |
Une évocation historique, artistique et militaire autour d’œuvres ayant pour thème le général comte Antoine-Charles-Louis de Lasalle et sa brigade,
composée des 5e et 7e régiments de hussards. La réputation de bravoure et d’audace de ces troupes et de leur chef fut telle
sous le Premier Empire qu’elles furent surnommées la "Brigade Infernale" par les soldats de la Grande Armée. Les hussards,
dont la témérité suscitait l’admiration de l’Empereur ont, par leur panache, la splendeur de leurs uniformes et leurs faits d’armes héroïques,
inspiré de nombreux artistes qui leur ont rendu hommage, du baron Antoine-Jean Gros à Edouard Detaille.
Ces hommes ont écrit l’une des pages les plus belles et les plus glorieuses de la cavalerie sous l’Empire. |
Mercredi 15 février 2012 à 18h30
Talleyrand au Congrès de Vienne (octobre 1814 – juin 1815)
par Jacques-Alain de Sedouy, ancien ambassadeur, historien |
Talleyrand dans ce congrès fondateur du nouvel ordre européen a su ramener la France dans le concert des grandes puissances,
succès mis en question par le retour de l'île d'Elbe. |
Mercredi 21 Mars 2012 à 18h30
L'influence de l'impératrice Joséphine sur l'évolution des parcs romantiques
par Catherine de Bourgoing, conservateur honoraire |
L'influence de l'impératrice Joséphine pour l'acclimatation des plantes exotiques en France est déterminante.
Les mutations de la société voient les femmes participer aux progrès horticoles et botaniques par leur implication
et leurs écrits et les jardins deviennent bientôt le symbole d'un nouveau statut social. |
Mercredi 11 avril 2012 à 18h30
Que faut-il entendre par style empire ?
par Jean-Pierre Samoyault, conservateur général honoraire du patrimoine, ancien administrateur général du Mobilier national |
Le mobilier à l'époque du Consulat et de l'Empire : un ou deux styles ? En se référant à un ouvrage
qu'il a fait paraître en 2009, Jean-Pierre Samoyault étudiera l'évolution des formes du mobilier entre 1800 et 1815
en évoquant le rôle des créateurs et des fabricants sans oublier les commandes gouvernementales. |
Mercredi 23 mai 2012 à 18h30
Napoléon et la publicité
par Jacques-Olivier Boudon, professeur à l'université de Paris-Sorbonne et président de l'Institut Napoléon |
Napoléon fait vendre hier comme aujourd'hui. Du champagne à la voiture, en passant par les produits d'épargne,
l'image de Napoléon est tellement enracinée dans les esprits en France comme à l'étranger qu'elle est un excellent argument de vente.
On retrouve du reste dans la publicité tous les ingrédients du mythe napoléonien. Elle recourt à la fois à
la légende noire et à la légende dorée de l'empereur. |